Polylobes (1984-1992 / 1999)

Nous sommes en 1984. Marzuk commence la série des Polylobes. Un travail qui exalte la beauté du monde et de l’univers, et parle d’Unicité. Déjà on applaudit, outre la grande richesse des détails et des couleurs, la virtuosité remarquable de ce poète du subtil.

Pascale Boigontier, Critique à Art & Décoration, 2009

 

Regarder les Polylobes de Marzuk, c'est retrouver le goût de l’Image. Non pas celle qui copie et reprend le visible, mais celle où ce qui est suggéré prévaut sur ce qui est vu, celle qui ouvre sur les espaces intérieurs. L'Image tout à la fois s'enracine et se déploie, débordant les cadres, les frontières, les genres. Elle offre à notre regard émerveillé la splendeur de ses couleurs, chaudes, subtiles, vivantes. Elle ose avec une tranquille évidence la rencontre d'écritures picturales inaccoutumée. Elle est figurative, minutieusement. Abstraite, parfois. La lettre y a sa place, grecque, arabe, chinoise, copte ou phénicienne. Et la libre efflorescence de l’ornementation. Mais à aucun moment cette diversité n'est chaotique, tout concourt à donner un profond et mystérieux sentiment d'unité. 

Monique Caïs-Ménassieu, Catalogue d’exposition, 1990