Recueil de silences (1992-1993)

Dans ce travail, la citation de Georges de La Tour connote l'idée de classicisme, la monochromie celle de contemporanéité. Jouant de cette apparente dichotomie, je travaillais à son unité, ce qui constitue un des axes de mes préoccupations esthétiques actuelles. En effet, le champ spirituel est sans espace et sans temps. C’est ainsi que l’art peut atteindre à l’universel et à l’intemporel. (1993)

 

André Marzuk, peintre des émotions de l'âme, a décidé de mettre Georges de La Tour en bleu. La plus profonde des couleurs, la plus immatérielle, la plus pure, la plus froide. Ses études au pastel nous révèlent des pans cachés des grandes toiles du maître du caravagisme intériorisé. Pulsation, silence, porosité, clarté, tels sont les mots utilisés par Olympia Alberti, dans le texte qu'elle a enlacé aux images du peintre. L'entente entre l'artiste et l'écrivain est parfaite. Cela donne un livre lumineux, qui rend heureux et qui apaise. Ces hiéroglyphes du bleu nous font passer de l'autre côté du miroir, là où l'art prend tout son sens, et soulève l'âme.

Gérard de Cortanze